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Par Girondine.

Des « noyés » ou « épaves », des anonymes. C’est parmi divers documents, bons à classer dans la rubrique « faits divers », que le chercheur les dénichera. Quelques lignes dressées pour un procès verbal permettent de les évoquer.

C’est sous les cotes 4 M 220, 222,223 qu’il est possible de consulter quelques procès-verbaux (une douzaine). Ils mentionnent la découverte de corps récupérés dans des rivières ou des étangs. Période 1823 – 1842.

Un ou deux feuillets : le procès-verbal, suit méthodiquement un plan : des instructions ont été données en haut lieu. Ce sont des copies de pièces dont l’original était adressé au Procureur et au Sous-préfet. Un ultime témoignage d’une vie terminée, sans doute, tragiquement.

Au fil des procès verbaux il nous est donné à savoir :

Et les intervenants se posent des questions :

L’inhumation se fait immédiatement après la constatation des faits, ce qui se justifie, en partie seulement, par l’état de décomposition des corps
A noter : elle se fait sur place, le plus souvent, dans un pré, dans « les sables », dans une aubarède. Des exceptions pour les villes. Ainsi la Chartreuse à Bordeaux accueille les corps anonymes. La Réole semble avoir réservé une place dans son cimetière pour les noyés. Il est en effet fait mention dans un rapport d’un « lieu réservé pour les noyés ».

Quelques remarques :

A lire en annexe sept procès-verbaux.
Ils vous conduiront à Bordeaux puis à Lacanau, au Porge et à Pauillac. Nous pourrons nous attarder à Ambès avant de joindre La Réole et Gironde–sur–Dropt.
Une approche de ces hommes et de cette femme dont on ne connaît d’eux qu’une fin tragique, dans des circonstances indéterminées.
Leur famille leur avait donné un nom, un prénom, sans doute un surnom. Dans la société, ils avaient un « état ». Ils avaient vécu et ils ont disparu. Qui s’en est préoccupé ?


(05/2014)